Initiative face à la sous-déclaration des effets indésirables médicamenteux dans un centre hospitalier : mise en place d’un système de pharmacovigilance active

Thomas Ameye, Jérémy Perron, Alain Adehoss, Emilie Guillocheau, Bénédicte Schmit

Résumé


Résumé

Objectif : Le but de cette étude est d’instaurer une culture de pharmacovigilance chez les soignants de notre centre hospitalier, en les aidant à signaler les effets indésirables médicamenteux au centre régional de pharmacovigilance.

Description de la problématique : En juin 2012, nous avons mis en place un système de pharmacovigilance proactive afin de remédier au faible taux de déclaration des effets indésirables médicamenteux au sein de notre établissement. Ainsi, un interne en pharmacie prend régulièrement contact avec les soignants de 15 unités de soins. En décembre 2013, nous avons établi un calendrier de rendez-vous hebdomadaires entre l’interne et une personne de référence de l’unité de soins préalablement sensibilisée à cette question. La personne de référence est chargée d’établir la liste de tous les effets indésirables médicamenteux suspectés. Ces rencontres visent à permettre à l’interne et au soignant des échanges directs d’information sur tout cas rapporté.

Discussion : En 2012, 73 effets indésirables ont été déclarés, contre 21 en 2011. L’efficacité de la démarche s’est maintenue en 2013 avec 79 effets indésirables signalés, qui impliquaient principalement les anticoagulants (28 % des cas). Cette initiative a permis de multiplier par quatre le nombre de cas déclarés, et l’ajout du calendrier de rendez-vous de l’interne a dynamisé le recueil de ces situations. Les soignants ont porté une attention particulière aux nouveaux anticoagulants oraux.

Conclusion : L’augmentation des déclarations des effets indésirables médicamenteux et la bonne collaboration entre les soignants et le département de pharmacie témoignent du succès de notre démarche.

Abstract

Objective: The purpose of this study was to create a pharmacovigilance culture in our hospital by helping health care professionals to report adverse drug effects to the regional pharmacovigilance centre.

Background: In our hospital we had a low rate for reporting adverse reactions to drugs to the regional pharmacovigilance center. In June 2012, we instituted a proactive pharmacovigilance system in which a pharmacy intern contacts the care providers on 15 wards on a regular basis. In December 2013, a schedule of weekly visits between the intern and a preinstructed contact person in the ward was set up. The latter is responsible for centralizing information on suspected adverse reactions to drugs. The goal is to have direct communication between the intern and the reporting care provider to discuss the cases.

Results: In 2012, 73 adverse reactions were reported, compared with 21 in 2011. In 2013, 79 adverse reactions were reported, with the main drugs involved being anticoagulants in 28% of the cases.

Discussion: This initiative led to a fourfold increase in the number of reports. The addition of scheduled visits by the intern gave new impetus to the gathering of these reports. Care providers paid special attention to the new oral anticoagulants.

Conclusion: The increase in the number of reported adverse reactions to drugs, along with cooperation between the care providers and the Department of Pharmacy, have made this initiative a success.


Mots-clés


effets indésirables médicamenteux; pharmacovigilance; drug adverse effects; pharmacovigilance

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