Comparaison entre le métoclopramide et l’halopéridol dans le contrôle des nausées et vomissements en post-chimiothérapie dans le cancer du poumon

Cindy Tremblay, Pierre-Yves Gagnon, Benoît Drolet

Résumé


Résumé

Objectifs : Comparer l’efficacité du métoclopramide et de l’halopéridol, associés à la dexaméthasone, dans la prévention des nausées et vomissements en post-chimiothérapie chez les patients atteints d’un cancer du poumon et comparer la tolérance de ces deux régimes.

Méthodologie : Étude rétrospective effectuée à la clinique d’oncologie de l’Hôpital Laval, du mois de mai à décembre 2005. Différentes variables ont été recueillies, dont l’intensité des nausées, la fréquence des vomissements, des haut-le-coeur, le nombre de comprimés ou de suppositoires antinauséeux complémentaires pris par le patient, ainsi que les effets indésirables survenus à la suite du traitement de chimiothérapie.

Résultats : Sur cinquante et un patients inclus dans l’étude, vingt et un patients ont fait partie du groupe halopéridol et trente du groupe métoclopramide, pour un total respectif de 83 et 78 cycles de chimiothérapie. L’halopéridol prévenait complètement les nausées dans 51,8 % des cas comparativement à 38,4 % pour le métoclopramide. Aucune différence significative n’était observée entre les deux groupes pour ce qui est de la moyenne des vomissements, le nombre de hautle- coeur ainsi que le nombre de comprimés ou de suppositoires antinauséeux complémentaires pris par le patient. L’incidence d’effets indésirables avait tendance à être plus élevée dans le groupe métoclopramide.

Conclusion : Les résultats démontrent que l’halopéridol serait au moins aussi efficace que le métoclopramide pour prévenir les nausées et vomissements associés au traitement du cancer du poumon par la chimiothérapie et que le métoclopramide serait moins bien toléré que l’halopéridol pour cette indication.

Abstract

Objectives: To compare the efficacy and tolerability of metoclopramide and haloperidol in combination with dexamethasone in the prevention of chemotherapy induced nausea and vomitting in patients with lung cancer.

Methods: This was a retrospective study done for the period May–December 2005 at the Hôpital Laval oncology clinic. Data on the following variables was collected: intensity of nausea, frequency of vomiting and retching episodes, number of additional antiemetic tablets or suppositories taken by the patient, as well as other side effects experienced following chemotherapy.

Results: Of the 51 patients in the study, 21 were included in the haloperidol group and 30 in the metoclopramide group, for a total of 83 and 78 cycles of chemotherapy, respectively. Haloperidol completely prevented nausea in 51.8% of cases compared to 38.4% for metoclopramide. There were no significant differences between groups with respect to average number of vomiting episodes, number of retching episodes, and number of additional anti-emetic tablets or suppositories taken by the patient. The incidence of adverse effects tended to be higher in the metoclopramide group.

Conclusion: The results show that haloperidol is at least as efficacious as metoclopramide in the prevention of chemotherapy induced nausea and vomiting related to the treatment of lung cancer. Metoclopramide is not as well tolerated as haloperidol for this indication.

Key words: Haloperidol; metoclopramide; antiemetic prophylaxis; chemotherapy; lung cancer.


Mots-clés


Halopéridol; métoclopramide; prophylaxie antiémétique; chimiothérapie; cancer du poumon

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