Kétamine par voie orale pour le traitement du syndrome douloureux régional complexe réfractaire d’une patiente âgée de 36 ans

Bianca Déry-Neveu, Marylou Fournier-Tondreau

Résumé


Résumé

Objectif : Cet article présente un cas de syndrome douloureux régional complexe réfractaire aux traitements classiques et ayant répondu à un traitement par kétamine par voie orale. L’article passe également en revue le traitement du syndrome douloureux régional complexe.

Résumé du cas : Il s’agit d’une femme de 36 ans atteinte d’un syndrome douloureux régional complexe de type I au pied gauche, en contexte ambulatoire. Elle a essayé de nombreux traitements et a dû cesser les exercices de réadaptation en raison de la douleur. Après avoir consulté un médecin d’une clinique externe contre la douleur chronique, elle a commencé un traitement par kétamine par voie orale. Les douleurs ont diminué de façon importante avec la prise de kétamine et la patiente a pu recommencer un programme de réadaptation.

Discussion : Le syndrome douloureux régional complexe doit être pris en charge rapidement pour éviter que les douleurs ne persistent sur le long terme. Plusieurs traitements pharmacologiques ont été évalués pour ce syndrome, mais il existe peu de données dans la documentation scientifique sur la kétamine par voie orale pour le traitement du syndrome douloureux régional complexe. Les observations de ce cas indiquent que la kétamine par voie orale semble avoir été efficace.

Conclusion : La kétamine par voie orale semble être efficace pour soulager la douleur associée au syndrome douloureux régional complexe de notre patiente. Il semble raisonnable d’envisager un tel traitement pour certains patients dont la douleur est réfractaire aux traitements classiques.

Abstract

Objectives: To present a case study of a patient with standard treatment refractory complex regional pain syndrome that responded to oral ketamine. To review the treatment of complex regional pain syndrome.

Case summary: The patient is a 36-year-old woman with type 1 complex regional pain syndrome of the left foot in an outpatient setting. She tried numerous treatments and had to stop rehabilitation exercises because of the pain. She was seen at a chronic pain outpatient clinic, and treatment with oral ketamine was initiated. The pain diminished significantly following the introduction of ketamine, and the patient was able to resume a rehabilitation program.

Discussion: Complex regional pain syndrome should be managed quickly to prevent the pain from persisting in the long term. A number of pharmacological treatments have been evaluated, but there are few data in the literature on oral ketamine in complex regional pain syndrome. Based on the observations made in this case, oral ketamine was effective to relieve the patient’s pain.

Conclusion: It appears that oral ketamine was effective in relieving the pain associated with complex regional pain syndrome in our patient. It seems reasonable to consider this drug in certain specific cases where the pain is refractory to standard treatments.


Mots-clés


Dystrophie sympathique réflexe; kétamine; récepteur N-méthyl-D-aspartate; syndrome douloureux régional complexe; Complex regional pain syndrome; ketamine; N-methyl-D-aspartate receptor; reflex sympathetic dystrophy

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Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0834-065X (version papier) ISSN 2291-3025 (version électronique)