Analyse descriptive de la prévalence d’une mention erronée des allergies aux pénicillines chez les patients hospitalisés à l’Hôpital Pierre-Boucher et recevant un traitement antibiotique

Auteurs-es

  • Sabrina Pothier Université Laval; Hôpital Pierre-Boucher; Hôpital Honoré-Mercier
  • Vivianne Weitong Yao Université Laval; Hôpital Pierre-Boucher
  • Isabelle Baltazar Hôpital Pierre-Boucher
  • Emmanuelle Chicoine Hôpital Pierre-Boucher; Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est
  • Éric Biron Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec–Université Laval; Université Laval

Mots-clés :

Allergie, antibiotiques, β-lactamines, pénicillines, immunologie, Allergy, antibiotics, β-lactam, immunology, penicillins

Résumé

Objectifs : Décrire la prévalence d’une mention erronée d’allergie aux pénicillines au dossier des patients hospitalisés à l’Hôpital Pierre-Boucher et recevant un antibiotique.

Méthodologie : Étude descriptive transversale prospective portant sur la prévalence d’une mention erronée d’une allergie aux pénicillines dans le dossier des participants entre le 16 mai et le 14 juillet 2022. Plus précisément, décrire la proportion de patients pour lesquels une rectification de la mention d’allergie au dossier a eu lieu à la suite d’une entrevue dirigée à l’aide d’un questionnaire préétabli. Les caractéristiques des patients ont été colligées à partir des dossiers informatisés et les détails de l’allergie, par l’entrevue-patient. Afin de déterminer s’il était adéquat d’administrer une β-lactamine et de définir le type de réaction, les outils de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux ont été consultés.

Résultats : Parmi les 65 patients inclus dans l’étude, 30,8 % ont nécessité un changement de la mention initiale de leur allergie et 61,5 %, l’ajout d’informations complémentaires. Une réaction immunologique de type 1 a été constatée chez 66,2 % des patients, une de type 4 chez 3,1 % et une réaction non immunologique chez 9,2 %. La manifestation la plus fréquemment décrite était une réaction cutanée (53,8 %). Selon la nature de cette dernière, 67,7 % auraient pu recevoir une pénicilline, si indiquée. La majorité des patients ayant reçu une β-lactamine pendant leur hospitalisation, malgré la mention d’allergie au dossier, l’ont tolérée (95,5 %).

Conclusion : Étant donné les nombreuses rectifications effectuées, cette étude montre l’importance de remettre davantage en question la mention d’allergie aux pénicillines.

Abstract

Objectives: To describe the prevalence of inaccurate penicillin allergy labels in the medical records of patients admitted to the Hôpital Pierre-Boucher and receiving an antibiotic.

Methodology: A prospective, cross-sectional, descriptive study of the prevalence of inaccurate penicillin allergy labels in participants’ medical records between May 16 and July 14, 2022. Specifically, to determine the proportion of patients for whom the allergy label in their medical record was corrected following a guided interview using a pre-established questionnaire. Patient characteristics were collected from computerized medical records, and details concerning the allergy were obtained during the patient interview. To determine the appropriateness of administering a β-lactam and to define the type of reaction, tools from the Institut national d’excellence en santé et en services sociaux were consulted.

Results: Of the 65 patients included in the study, 30.8% required a change in their initial allergy label, and 61.5% required the addition of further information. A type 1 immunological reaction was observed in 66.2% of patients, a type 4 reaction in 3.1% of them, and a non-immunological reaction in 9.2% of them. The most frequently described manifestation was a skin reaction (53.8%). Depending on the nature of the reaction, 67.7% could have received penicillin, if indicated. β-lactam therapy was tolerated in most patients (95.5%) who received the antibiotic during their hospital stay despite having an allergy label in their medical record.

Conclusion: Given the large number of corrections, this study shows the importance of re-assessing penicillin allergy labels more thoroughly.

Téléchargements

Publié

2024-03-29

Numéro

Rubrique

Recherche