Vasospasme coronarien secondaire à l’administration de capécitabine

Marie-Claude Lord, Mylène Malenfant

Résumé


Résumé

Objectifs : Décrire un cas de vasospasme coronarien survenu à la suite de la prise de capécitabine. Savoir comment reconnaître et gérer cet effet secondaire.

Résumé du cas : Une patiente de 76 ans, sans antécédents cardiaques, est traitée avec de la capécitabine pour une néoplasie du rectum. Elle développe un vasospasme coronarien cinq jours après le début de la chimiothérapie. Le traitement de capécitabine est donc interrompu, et un traitement pharmacologique avec du diltiazem et de la nitroglycérine est entrepris, ce qui permet d’enrayer ses symptômes cardiaques.

Discussion : Quelques autres rares cas de vasospasmes coronariens secondaires à la prise de capécitabine ont été rapportés. Les facteurs de risque de développer cette toxicité cardiaque sont peu connus ou controversés. Les symptômes se présentent dans les quatre à huit premiers jours après le début du traitement et sont similaires à ceux d’une crise d’angine. Le vasospasme est généralement soulagé par la nitroglycérine. Le traitement réside dans l’arrêt de l’administration de la capécitabine et dans l’introduction de bloqueurs des canaux calciques. Pour les patients qui développent ce genre de complication, il n’est pas recommandé de redonner de la capécitabine à cause du risque élevé de récidive.

Conclusion : Une prise en charge rapide et efficace du vasospasme coronarien provoqué par la capécitabine permet d’éviter l’aggravation de l’atteinte cardiaque, d’où l’importance de savoir reconnaître cet effet indésirable lorsqu’il survient, comme cela a été fait dans le cas présenté.

Abstract

Objective: To describe a case of coronary vasospasm following treatment with capecitabine. To know how to recognize and manage this adverse effect.

Case Summary: A 76-year-old patient with no previous cardiac history was treated with capecitabine for a rectal neoplasm. She developed coronary vasospasm five days following the start of chemotherapy. Treatment with capecitabine was suspended and pharmacologic treatment with diltiazem and nitroglycerin was initiated to eliminate cardiac symptoms.

Discussion: A few other cases of coronary vasospasm secondary to capecitabine have been reported. Risk factors for developing this cardiac toxicity are are not well known or are controversial. Symptoms appear within the first four to eight days after starting treatment and are similar to those of angina. Vasospasm is usually relieved with the administration of nitroglycerin. Treatment consists of discontinuing capecitabine and introducing calcium channel blockers. Because of the high risk of recurrence, it is not recommended to restart treatment with capecitabine in patients who have experienced this complication.

Conclusion: Early and effective management of coronary vasospasm secondary to capecitabine makes it possible to avoid worsening cardiac symptoms, hence the importance of knowing how to recognize this adverse effect when it happens, as was done in the case presented here.

Key words: capecitabine; coronary vasospams; adverse effect; 5-fluorouracil; cardiotoxicity.


Mots-clés


capécitabine; vasospasme coronarien; effet secondaire; 5-fluorouracile; cardiotoxicité

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