Description de la documentation de l’antibiogouvernance réalisée par les pharmaciens pour les usagers recevant au moins trois à cinq jours d’antibiotiques intraveineux dans un centre hospitalier universitaire de Québec

Justine Pagé, Isabelle Cloutier, Julie Racicot, Chantale Simard

Résumé


Résumé

Objectif : Décrire la documentation de l’antibiogouvernance réalisée par les pharmaciens pour les usagers recevant au moins trois à cinq jours d’antibiotiques intraveineux dans un hôpital universitaire de Québec.

Méthodologie : Les patients hospitalisés qui recevaient un antibiotique intraveineux pendant au moins trois à cinq jours, selon l’antibiotique prescrit, ont été sélectionnés aléatoirement durant six semaines entre décembre 2018 et avril 2019. Les aminosides et la vancomycine ont été exclus de l’étude, puisque le suivi de ces antibiotiques est déjà implanté systématiquement dans le milieu. Des statistiques descriptives ont ensuite servi à analyser les interventions.

Résultats : Sur 202 patients, 116 (57 %) ont donné lieu à une intervention d’antibiogouvernance après un délai moyen de 4,5 jours d’antibiothérapie. Les patients ayant bénéficié d’une intervention du pharmacien répondaient à un plus grand nombre de critères de vulnérabilité selon l’offre de soins pharmaceutiques en vigueur que ceux n’ayant pas eu d’intervention (moyenne de 1,2 critères par personne contre 0,8, p < 0,009). Les outils employés pour la documentation étaient très variables d’un secteur clinique à l’autre et le suivi par un infectiologue au dossier n’a pas influencé la documentation effectuée par les pharmaciens.

Conclusion : Cette étude rapporte que la documentation des interventions d’antibiogouvernance réalisées par les pharmaciens est acceptable, mais qu’elle est sous-estimée, puisque plusieurs formes d’interventions n’étaient pas ciblées, dont le suivi de la pharmacocinétique des antibiotiques. Les pistes de solutions qui émanent de cette étude concernent l’uniformisation des outils employés pour la documentation des interventions et l’optimisation du modèle en place.

Abstract

Objective: To describe the documentation of antibiotic governance interventions performed by pharmacists for patients receiving a minimum of 3 to 5 days of intravenous antibiotics at a Quebec City teaching hospital.

Methodology: Inpatients who were receiving an intravenous antibiotic for at least 3 to 5 days, depending on the antibiotic ordered, were randomly selected during 6 weeks between December 2018 and April 2019. Aminoglycosides and vancomycin were excluded from the study because these antibiotics were already being systematically monitored at this facility. Descriptive statistics were used to analyze the interventions.

Results: Of 202 patients, 116 (57%) were the subject of an antibiotic governance intervention after an average of 4.5 days of antibiotic therapy. The patients who received a pharmacist intervention met more vulnerability criteria under the current offer of pharmaceutical care than those who did not receive an intervention (mean of 1.2 criteria per patient versus 0.8, p < 0.009). The tools used for documentation varied widely across the clinical sectors, and the follow-up, in the chart, by an infectious disease specialist did not influence the documentation performed by the pharmacists.

Conclusion: This study reports that the documentation of antibiotic governance interventions performed by pharmacists is acceptable but that it is underestimated because several types of interventions were not examined, including antibiotic pharmacokinetics monitoring. The solutions that emerge from this study concern standardizing the tools used to document interventions and optimizing the existing model.


Mots-clés


antibiogouvernance; antibiotiques; antimicrobiens; documentation; intervention; surveillance

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Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0834-065X (version papier) ISSN 2291-3025 (version électronique)